LE PARASOL, UN DES SYMBOLES DE DEAUVILLE

Probablement le plus photographié au monde, le parasol deauvillais n'est en vente nulle part. Il sort chaque année des ateliers de la ville qui les fabrique, les répare, les bichonne pour vous les louer d'avril à septembre.

© Béatrice Augier
© Ville de Deauville

Deauville implante à partir de 1875 des parasols sur sa plage. Au fil des ans, il se modifie. Abandon des rayures dans les années 1930, codifications successives de l’après-guerre aux années 1960, avec un diamètre unique, des franges, des embouts en bois, ses couleurs et cette façon bien particulière de nouer les jupes de ceux-ci, lorsque le parasol est replié et se plante dans le sable. Coloré et photogénique, isolé, en alignements, en silhouette, ou en gros plans, le parasol à Deauville séduit depuis plus d’un siècle l’ensemble des artistes qui ont retranscrit ou photographié sa plage : Fernand Léger, Kees van Dongen, André Hambourg, James Rassiat, Emeric Feher, John Batho, Massimo Vitali… Il est devenu par une multitude de déclinaison un élément visuel dont la silhouette et les couleurs symbolise la ville.

C’est en 1977 que John Batho photographie ses premiers parasols de Deauville à une époque où le noir et blanc domine la production photographique exposée dans les musées. Il est alors en pleine recherche et en quête de « lieux de couleurs ».. La plage de Deauville s’impose.

 « Photographier ces parasols, leurs formes et leurs couleurs, c’est tenter de restituer comment s’organise l’architecture de la couleur dans l’espace. C’est construire des rythmes de couleurs et les partager sur un mode joyeux,  en retrouvant la même spontanéité que susciterait une boite de peinture renversée sur la plage ».