PREMIER TREMPLIN JEUNES TALENTS
Cinq jeunes photographes ont été sélectionnés parmi une centaine de candidats pour participer au Tremplin Jeunes Talents de la Fondation Louis Roederer : Betty Bogaert, Julien Malabry, Nyima Marin, Yoann Olawinski et Felicia Simion pour mettre en correspondance leur univers photographique et l’une des multiples facettes de l’identité de Deauville. Les créations réalisées durant cette résidence seront exposées à Deauville, lors de la huitième édition du Festival Planche(s) Contact, du samedi 21 octobre au dimanche 26 novembre 2017.
Comité de sélection du Tremplin Planche(s) Contact 2017 :
Philippe Augier (Maire de Deauville), Héloïse Conesa (BnF), Babeth Djian (Numéro), Alain Genestar (POLKA), Thierry Grillet (BnF), Michel Janneau (Fondation Louis Roederer), Marin Karmitz, Bettina Rheims, Sébastien Ruiz (fonds de dotation agnès b.), Raphaëlle Stopin (Pôle Image, Rouen), Aurélie Tisseyre (Mowwgli).

 

A la croisée des visages ©Betty Bogaert, pour Planche(s) Contact, Deauville, 2017

 

BETTY BOGAERT
Née en France, vit et travaille au Canada, 23 ans.

Jeune photographe de 23 ans, Betty Bogaert partage sa vie entre les Alpes Françaises qui l’ont vue naître, et Montréal où elle vit et travaille actuellement. Diplômée d’un DUT en métiers du Multimédia et de l’Internet, son intérêt pour l’image et la lumière l’amène à considérer avec plus d’attention, la photographie.
Amoureuse de voyages, la pratique photographique de Betty Bogaert s’inscrit dans une veine documentaire. Son appareil photographique et ses moments passés sur les routes sont initiateurs  d’échanges et de partages qu’elle place au cœur de ses images. A l’origine d’une photographie qu’elle veut intrinsèquement tournée vers l’autre, son œil s’attarde sans cesse sur l’individu et la manière dont chacun interagit avec son environnement. Ses compositions réfléchies, à la colorimétrie maîtrisée, sont empreintes d’une douce humilité.  
Sa série « Vie de Rang » a fait l’objet d’une exposition aux Promenades Photographiques de Vendôme, en  2016.

 

Dates de résidence : du 12 au 29 juin et du 17 au 31 juillet 2017
http://bettybogaert.com

Fièvres Ephémères ©Julien Malabry, pour Planche(s) Contact 2017, Deauville

JULIEN MALABRY
France, 36 ans

Fils de militaire, Julien Malabry embrasse sa pratique photographique dans le cadre tout particulier de son engagement de plus de 10 ans dans l’armée française. Aiguisant lors de ses missions son regard et sa sensibilité à la lumière, la justesse de ses cadrages frontaux a séduit le Comité de sélection du Festival.
Témoin d’un monde qui oscille entre modernité et tradition, ses images sont soutenues par un leitmotiv assumé, mais combattu, qui affirme que « l’habitude tue le regard ».  Sa photographie devient alors le reflet flagrant d’un abandon mis sous silence : l’homme cesse de considérer le passé comme partie prenante du présent, son regard se désintéresse des éléments du quotidien. Julien Malabry questionne et tente de renverser ainsi un rapport particulier de l’homme au monde. Ses photographies, réalisées régulièrement au moyen format  sont baignées d’une lumière blanche qui soutient une vraie force de proposition, dans l’imposition des formes.

 

Dates de résidence : du 9 au 18 mai et du 12 au 29 juin 2017
www.julienmalabry.com

Le souvenir des marins ©Nyima Marin, pour Planche(s) Contact 2017, Deauville

NYIMA MARIN
Né en Grèce, vit et travaille à Paris, 29 ans

Après des études en sciences physiques, Nyima Marin entre à l’ENS Louis-Lumière, dont il sort diplômé en 2012. Dans ses premières années, son intérêt et son travail pour la couleur l’amène à produire des séries orientées vers la mode, qui lui vaudront notamment une nomination parmi les finalistes du Prix Picto pour la Photographie de Mode en 2015.
Considérant la photographie comme le lieu où la forme rencontre le souvenir, Nyima Marin se dirige peu à peu vers une photographie plus personnelle et plus intime. Il souhaite par-là interroger la position incertaine de l’image entre objet esthétisant, œuvre de fiction et document intime.
Ces dernières propositions photographiques rappellent à nos esprits les compositions des maîtres japonais de la photographie de rue : des noirs et blancs intenses, au grain marqué, soutenus par des compositions et des lignes de force qui dynamisent les images. Sa pratique de la couleur témoigne par ailleurs d’un véritable intérêt pour la série photographique, dont il maîtrise le déroulé et l’atmosphère.

 

Dates de résidence : du 9 au 16 mai et du 12 au 21 juin 2017
www.nyimarin.com

Jusqu'à la mer, après laquelle il faut courir ©Yoann Olawinski, pour Planche(s) Contact 2017, Deauville

YOANN OLAWINSKI
France, 24 ans

Après l’obtention de son diplôme en Corporate Finance en 2016, Yoann Olawinski décide contre toute attente de partir traverser la France à pieds, pour un voyage initiatique, et photographique, de plus de 3000 kilomètres.
Photographe voyageur, il rapporte de ses 105 jours de marche une série documentaire, L’Excursion, faite de scènes du quotidien drôles et cocasses, d’images prises sur les routes, au gré d’une rencontre ou d’un rayon de soleil. Photographe autodidacte, son œil s’arrête sur une des éclats de rire, une composition inédite, la peau tatouée d’une femme aux cheveux décolorés. Dans cette posture de déambulateur acharné, il souhaite vivre et interroger les fantasmes qui hantent Deauville et son image.

 

Dates de résidence : du 9 au 19 mai et du 12 au 29 juin 2017
www.olawinski.com

Not from here ©Felicia Simion, pour Planche(s) Contact 2017, Deauville

FELICIA SIMION
Roumanie, 22 ans

Diplômée du département photographie et vidéo de l’Ecole Nationale des Arts de Bucarest en 2016, Felicia Simion est la benjamine du Tremplin Jeunes Talents Planche(s) Contact.
Personnalité sensible, amoureuse de l’art, sa photographie se décline en plusieurs volets. D’abord tournée vers l’autoportrait onirique, mis en scène, sa poursuite d’études à la Faculté d’Ethnologie et d’Anthropologie culturelle l’amène également à considérer avec plus d’attention le documentaire. Ses compositions, empreintes de la trace des grands maîtres du genre, révèlent une identité visuelle forte et maîtrisée, entre la fiction intime, presque surréaliste, et le documentaire.   
Se rappelant de sa première photographie -celle de ses parents en vacances sur les plages de la Mer Noire, prise à l’âge 13 ans avec ce qu’elle nomme une « petite boîte de plastique», Felicia Simion souhaite investir Deauville sur un fond personnel et autobiographique. Entre douce nostalgie et romantisme, sensibilité et féminité, elle souhaite revivre et transposer ce souvenir familial, 18 ans plus tard, à l’autre bout de l’Europe.

 

Dates de résidence : du 12 au 29 juin 2017
www.feliciasimionphotography.com