Un siècle de complicité avec les photographes

Les prémices

En 1860, Eugène Villette, venu de Paris, ouvre le premier studio photographique de Deauville. Dès 1906, Jacques-Henri Lartigue photographie les événements et la vie mondaine de Deauville : scènes de plage, courses automobiles, parties de tennis, courses de chevaux, concours d’élégance et séjours de personnalités....A partir de 1919, les frères Seeberger « photographes de l’élégance », se rendent régulièrement à Deauville, en août, à la demande des couturiers pour immortaliser en un haut lieu de l’élégance, les femmes habillées par Paul Poiret, Jean Patou, Chanel ou Madeleine Vionnet...Lors de leurs séjours, il se laissent aussi captiver par le yachting, les courses de chevaux et leurs rituels, le polo, les scènes de plages et le défilé des personnalités.

En 1934, Roger Schall photographie Deauville pour le magazine VU.

Rizzo, Freund, Capa après la guerre

Deauville accueille, en 1950, Gisèle Freund qui réalise à Deauville des prises de vues dans la veine humaniste. En 1949, Willy Rizzo est invité à photographier le Deauville estival restauré, après 5 années d’occupation, lors de la première grande saison de l’après guerre.En 1951, Robert Capa immortalise les courses, le Bar du Soleil et les folles nuits Deauvillaises, lors d’un reportage pour le magazine américain Holiday.

L'explosion John Batho

Robert Doisneau réalisera en 1963 une campagne publicitaire pour Kodak et en profitera pour photographier les courses.Les photographes de l’agence Magnum viendront à plusieurs reprises, Leonard Freed en 1964, Bruno Barbey en 1966, Sarah Moon en 1970 et Henri Cartier-Bresson et Martine Franck en 1973.C’est en 1980 que John Batho réalise sur la plage de Deauville, sa célèbre série de parasols, en formats carrés, sur papier Fresson.

C’est également en 1980 que Peter Lindbergh réalise, pour Stern, son premier reportage à Deauville. Il choisit Deauville régulièrement pour lieu de ses reportages de mode.

Carl de Keyzer, avant de se révéler avec Homo Sovieticus, réalisera en 1980 et 1981, à Deauville ses premières mises en décalage.Dennis Stock en 1985 observe les vacanciers. En 1991, Elliott Erwitt se livre sur les Planches de Deauville à sa souriante traque de chiens facétieux.En 1993, Leonardo Scianna, sensible aux rituels amoureux de la plage réalisera de superbes instantanés de couples amoureux.En 2010, Jane Evelyn Atwood, à la demande de Polka, photographie les promeneurs du week-end de Pâques.

La photographie de mode a également attiré sur la plage de Deauville, et dans l’architecture de ses cabines de bain, Georges Dambier, Jean-Loup Sieff, Guy Bourdin, Peter Lindbergh et Mario Testino.